L'orage ou la flûte, le blablablog.com

L'orage ou la flûte, le blablablog.com
"Pour faire la liaison entre la jet-set fashion de New York et le 9-3, entre passé et présent, entre paillettes, ballons de côte, Internet et Céline, il y a ce drole de conte virtuel, à la fois léger et grave, joliment raconté et dialogué, ce "blablablog" que l'on sait inventé mais qui a paradoxalement, et ce n'est pas la moindre de ses réussites, toutes les allures de la réalité"
Eric Mettout, Rédacteur en chef de L'Express.fr et Lire.fr

"Ce roman d'un nouveau genre séduit aussi bien les adeptes de littérature que les fans de Sex & the city (...) Et cette écriture différente, désireuse de dialogue, traversée par le métissage culturel, rend ce livre profondément attachant".

Editions du Manuscrit.com
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# Posté le mercredi 16 septembre 2009 09:50

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 10:08

Le T-shirt blanc, Meetoc réel

Le T-shirt blanc, Meetoc réel
"Mais qu'est-ce qu'elle attend pour aller vers lui? De son poste d'observation, cachée derrière le tronc d'un arbre, elle l'étudie à loisir. T-shirt blanc immaculée sous une vieille veste cuir qui a fait son temps "...

Sohanne, une jeune femme un peu perdue, débarque dans une petite du Massif Central, avec l'idée de rencontrer, en vrai, le monsieur qui fait battre son coeur et qu'elle ne connait que virtuellement. Dix jours plus tard, le corps d'une jeune femme est retrouvé assassiné en montagne. Hasard ou destins croisés? Une histoire d'amour hors du commun, à la limite de la psychose et du paranormal".

(Quatrième de couv' )...

Solène Vosse s'impose comme la figure d'une nouvelle génération d'écrivains avec ce polar au style ambitieux inspiré du slam. Elle est finaliste du Prix du premier roman en ligne avec L'orage ou la flûte, édité aux Editions du Manuscrit.com
Cette phrase résume parfaitement qui est Solène l'écrivaine. Toutefois j'ai la chance d'être aussi son ami et, en plus d'être une écrivaine de grand talent, Solène est une personne remarquable, adorable, qui sait garder les pieds sur terre malgré l'énorme succès qu'elle rencontre actuellement. Son talent est aussi immense que son coeur, tous ceux qui la connaissent vous le diront. Il ne fait aucun doute que les amateurs de littérature de qualité entendront et connaîtront son nom car sa carrière ne fait que débuter et elle atteindra des sommets.

Après son premier ouvrage "L'orage ou la flûte", finaliste du Prix du Premier Roman En Ligne 2009 de Le Manuscrit, elle récidive avec un polar à vous couper le souffle: LE T-SHIRT BLANC, Meetoc Réel.
Voici sa présentation :
Sohanne, une jeune femme un peu perdue, débarque dans une petite ville du Massif Central, avec l'idée de rencontrer, en vrai, le monsieur qui fait battre son c½ur et qu'elle ne connaît que virtuellement. Dix jours plus tard, le corps d'une femme assassinée est retrouvé en montagne. Hasard ou destins croisés ? Une histoire d'amour hors normes, à la limite de la psychose et du paranormal.

Il peut être commandé directement sur http://www.manuscrit.com/book.aspx?id=12944

Et n'oubliez pas de jeter un coup d'oeil à son premier roman: L'Orage ou la flûte sur http://www.manuscrit.com/book.aspx?id=11441
Présentation :
Né de l'amitié entre Zélie, alias Zouzou du 93 et Angel, L'orage ou la flûte, Le blablablog.com nous plonge dans les aventures de deux adolescentes de la banlieue parisienne. Zouzou, devenue Top model « malgré elle », fait ses premiers pas à New York, tandis que sa copine Angel restée dans la « téci » se lance dans l'écriture d'un roman, qu'elle rédige jour après jour dans la salle enfumée d'un café. Ce qui lie ces deux-là, c'est un certain humour slamé, un besoin de tendresse quotidien, des rêves plein la tête, des baskets trouées et aussi une même passion pour l'écrivain Céline. L'effet blog est immédiat. Le lecteur, constamment sollicité est invité à entrer dans l'intimité des personnages. L'addiction fait son ½uvre.
Alors faites-vous plaisir et découvrez rapidement ce nouveau talent... ses livres feront bientôt partie de toutes les bonnes bibliothèques...
Pascal Galibert, auteur de "Le tour du monde en cinq femmes"

Laissez-vous guider dans les émotions par quelques pages faciles à lire; et vous aurez un coup de dépaysement garanti : du romantisme de la rencontre à haut risque sentimental qui suit un échange virtuel... à la frousse incontrôlable au c½ur du plus perdu des coins d'Auvergne... entre flics et SDF (au pluriel, attention)... progrès technique et saleté chronique, bière au comptoir et cigarette au rebord de la fenêtre... une bonne balade en lecture à la suite de cette aminaute ou blogpotine dont j'avais présenté le premier roman l'an dernier, essayant d'exprimer son style à la fois léger et dense (je serais tenté d'écrire 'danse';-).

Le T shirt blanc. Meetoc.réel de Solène Vosse, publié chez le manuscrit.com, vient de paraître sur Amazon...

Continuera-t-elle de fournir à chaque rentrée littéraire un petit détour littéraire ?

Allez-y, n'hésitez pas, car, ce qui ne gâte rien, grâce aux rebonds de l'intrigue, vous vous ferez rouler, comme moi...

Phippe Vic R




# Posté le mercredi 16 septembre 2009 09:35

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 10:06

Silence on tourne !

Silence on tourne !
[Le début

Le 16 octobre, au matin, dans une ville du Massif Central (France)

C'est aujourd'hui ou jamais. Aujourd'hui est un jour décisif, où tout va se jouer en un regard. Aujourd'hui, elle va naître Ou mourir.
Elle s'élance à pied dans le petit matin froid vers le quartier repéré la veille, et où elle sait qu'il vit avec son chat dans un modeste 3 pièces du centre ville, à sept minutes seulement de son lieu de travail. Elle le cherche à cette heure incertaine où les ombres fuyantes sorties des porches commencent à traîner dans les rues du centre ville, à la recherche d'un endroit où planquer leurs cartons. Le jour se dispute encore la place avec la nuit dans un brouillard qui dissout les rêves et engloutit les ombres. Désertes, sinistres avec leurs vieux immeubles délabrés par le poids des misères, ces rues piétonnes ne disent rien qui vaille. Elle a peur. C'est aujourd'hui ou jamais répète sa voix du dedans, tandis que ses jambes la portent indépendamment de sa volonté. Parce que, inconsciemment, elle veut tenir debout envers et contre tout. Sinon elle serait tombée à la sortie de l'hôtel. Et le truc le plus incroyable, c'est qu'elle ne soit pas en train de s'évanouir dans la flaque qui reflète l'enseigne lumineuse du Nemrod.
Il est là, à l'intérieur. Elle le regarde derrière la vitre du bistrot. Là, debout au comptoir. Rien sur son visage ni dans ses gestes ne laisse paraître quoi que soit. Alors qu'elle... elle tremble de tout son corps. C'était prévisible. Si elle ne lui plaît pas physiquement, c'est la fin de cette période magique, où ils ont été connectés l'un à l'autre dans la connivence des sentiments amoureux, et dans la même vibration de leurs voix au téléphone. Et elle n'a de peur que celle-là : le perdre à l'instant où il posera ses yeux sur elle...


LUI

Le Nemrod... repaire des oubliés de la vie. Un bouge sordide au fin fond d'un quartier moribond, avec cette rue où les ombres sorties des arbres rampent sur le trottoir en plein noir, dans le vacarme des poubelles et du camion-benne qui fonce entre les immeubles délabrés.
Il est, dans certaines villes de province, des quartiers tellement hideux, qu'on ne s'étonne même plus de s'y retrouver si désespérément seul.
Ça fait bien vingt ans que j'avais pas remis les pieds là-dedans, où les choses et gens semblent immuables. Des murs jaunis par la nicotine au comptoir en formica ayant connu des jours meilleurs, tout ici respire le poids des années. Sur l'un des murs, quelques cadres contenant des photos en noir et blanc de célébrités d'une autre époque. James Stewart, Robert Mitchum... Hollywood de la grande époque ! Sous les cadres trône le juke-box, seul objet de ce trou puant qui, grâce aux soins quasi-amoureux prodigués par sa propriétaire, a échappé aux outrages du temps. Un énorme Wurlitzer sorti tout droit des années 40, avec ses néons de couleurs, ses chromes et sa pile de disques sous un globe de verre. Ses disques... Glenn Miller, Sinatra, quelques Presley, que des vieux trucs. J'aime bien...
Depuis maintenant bientôt quatre semaines, je commence mes journées ici. C'est crade, ça pue le graillon, mais la musique est bonne, le whisky aussi. Ca m'va...
Je lève les yeux pour faire remplir mon verre, et me trouve face à une montagne de chair rosâtre boudinée dans un chemisier imitation léopard et un pantalon de cuir si large qu'on pourrait y loger une vache, son veau et une partie de l'étable. Au sommet de cette montagne de graisse, une protubérance faisant office de tête est recouverte d'une superbe chevelure brune qui ne cadre pas vraiment avec le reste du personnage. La face ravalée chaque matin à la truelle est agrémentée de deux petits yeux chafouins encadrant un nez aux proportions particulièrement généreuses.
Huguette Lajoix, impératrice du Nemrod. La soixantaine bien tassée, un mètre soixante douze, cent vingt huit kilos sans son maquillage. Surnommée Betty à cause, selon elle, de sa ressemblance avec Betty Page. Enfin, pour remarquer la ressemblance entre Huguette et la pulpeuse pin-up des fifties, il faudrait quand même en avoir un sacré coup dans les carreaux. Autant comparer John Wayne et une danseuse orientale !
Dans le quartier, les rumeurs vont bon train. Pour certains, Betty a été dans sa jeunesse une pute de luxe ayant eu pour clients une partie des grands de ce monde. Pour d'autres, elle a été garde du corps ou agent secret. Et pourquoi pas strip-teaseuse sado-maso dans un couvent ? ! (Les gens sont prêts à inventer les choses les plus extravagantes juste pour avoir l'air d'être dans le secret. Ça met un peu de piment dans leurs petites vies trop bien réglées).
A part le fait que Betty soit probablement le fruit des amours illégitimes entre la créature du lac noir et un tas de saindoux, le reste de sa vie privée a toujours été un mystère.
Tout en la regardant remplir mon verre, je plonge la main dans la poche de mon vieux cuir élimé, à la recherche de mon portable. Je le pose sur le comptoir poisseux. Toujours pas de message... Qu'est-ce qui a bien pu se passer ? Ça fait plusieurs heures qu'elle n'a pas donné signe de vie.


ELLE
2
Au loin un chien hurle à la mort. La nuit va s'éteindre. Du côté des montagnes, là-bas, quelque chose de rose traîne dans le ciel, alors qu'ici sur la placette encore toute barbouillée de brouillard, les ombres de tout à l'heure ressurgissent comme de nulle part. Débarrassées de leurs cartons, elles ont pris formes humaines, avec des mines patibulaires, et fagotées – faut voir !
S'ensuit un instant étrange. Court mais à couper au couteau. Elle n'aime pas ça du tout. D'abord, elle n'aime pas l'automne, ses tas de feuilles mortes qui donnent envie de mettre des coups de pieds dedans. Et encore moins ses crépuscules poisseux qui collent aux cheveux comme la boue aux godasses. Parce que cette réalité trop pas flatteuse lui rappelle que toutes ces choses provisoires pourraient même finir avant d'avoir commencé. Et ça lui fait froid dans le dos.
Envie d'entourer sa taille avec ses bras, de poser sa tête sur son épaule et de respirer son cou...
Mais qu'est-ce qu'elle attend pour aller vers lui ? De son poste d'observation, cachée derrière le tronc d'arbre, elle l'étudie à loisir. T-shirt blanc immaculé sous une vieille veste en cuir qu'a fait son temps, il n'a plus beaucoup de poils sur le caillou. Au fond, elle pourrait déjà savoir la partie de lui qu'elle n'aimera pas.
Tassé sur le zinc, il s'est fait servir un deuxième verre de liquide ambré, et ni quoi ni qu'est-ce il s'intéresse aux destins précaires de ces solitudes qui l'ont rejoint, sans qu'il demande rien.
Besoin de personne pour réchauffer la sienne. Au fond, elle sait bien que c'est pas pour son image qu'elle aime cet homme; que dans le virtuel, elle s'est créé un héros à sa mesure et parfaitement conforme à ses rêves. Et, ce qui, maintenant les lie mystérieusement dans le réel, est d'autant plus inexplicable, qu'il répond texto à son appel silencieux.
Pendant qu'il tape un SMS, son c½ur à elle cogne jusque dans ses tempes, embrouillant ses pensées. Puis, sentant peut-être qu'elle l'épie, à un moment, il lève la tête, la tourne vers la rue, lui apparaissant enfin de face. Même qu'elle le trouve trop pas beau, et presque vieux avec son front tout griffé et ses poches sous les yeux. Mais son regard de ténébreux fait chaud. Et ce qui lui plaît à elle de toute façon, ce n'est pas ce qu'elle voit, mais ce qu'elle ne voit pas. Enfin ces choses singulières qu'elle ne sait pas nommer.
Et ça chavire, secoue tellement qu'elle n'a pas dû sentir son portable vibrer au fond de la poche de son jean.



LUI

Bon, j'lui ai envoyé un SMS, mais c'est le dernier. Le der des ders. Si elle me répond pas, je laisse tomber. Dix SMS dans la nuit, ça va comme ça. Oh, c'est pas qu'ça m'étonne, vu comment ça s'est passé pour nous, la dernière fois, au pieu. Euh... un mois, déjà ? ! Ben oui, le lendemain j'ai quitté Paris, pour venir ici. Hmm, la nuit avait sonné le glas de cette période peu glorieuse de sexualité débridée. Tripoté, reniflé, sucé, j'étais resté à regarder le plafond. Sans réaction. Fin de la crise de la quarantaine ? En tout cas, j'aimais assez l'idée qu'il vaut mieux penser avec son cerveau qu'avec sa bite. Car, il faut bien avouer que les neurones en réduction d'activité sont rarement de bon conseil.
Mouais... sauf que ma partenaire frustrée et soupçonneuse, elle voyait pas les choses comme moi. Sans chichis avec ses sous vêtements coquins, elle a eu les moyens de me faire craquer, lors d'un interminable interrogatoire, et le matin, complètement mort d'épuisement, j'ai allumé une cigarette, la dernière d'un paquet de trente. Qu'ils aillent se faire foutre avec leurs condamnations « fumer tue », « L'abus d'alcool est dangereux pour la santé » ! La veille au soir, j'avais vidé plus d'la moitié de la bouteille de Jack Daniel's et j'étais encore un peu allumé. Pour moi, l'amour-la vie-la mort, c'est comme l'alcool, plus on est bourré, plus on se croit malin. « J'ai pas envie d'aimer vieux ». C'est là que je l'ai crachée, ma Valda : une relation amoureuse stable et durable, c'est comme les démonstrations mielleuses, pas ma tasse. Tout nouveau tout beau, mais trop beau pour être vrai, ça finit qu'ça « m'étouffe ». Certains sont faits pour construire, d'autres non. La vie de couple, le compte épargne, le pavillon de banlieue, ça m'fait pas rêver. Pour moi c'est juste une façon comme une autre d'occuper son temps en attendant la fin. Ben quoi ? Qu'on le veuille ou non, on naît seul, on meurt seul, et, entre les deux, faut juste en attendant essayer de garder la tête hors de l'eau. Je sais qu'un jour, la mort pointera le bout de son nez en m'disant « allez mon gars, j't'emmène en balade », et elle en aura rien à foutre de savoir que j'ai construit quelque chose avec quelqu' un. J'aurai juste à lui répondre « madame, il était temps, j'ai failli attendre ». Et là, elle me lancera un clin d'½il, comme seules savent en faire les femmes auxquelles on ne pose pas de lapin. J'aurai plus qu'à la suivre. On succombe tous au charme de la grande faucheuse, et après son passage, on est plus qu'un morceau de viande en putréfaction. On finit tous de la même façon.
-Ben raison d'plus, Erwan, pour éviter d'se prendre le chou avec des idées noires à la con, et profiter de la vie, un max, comme des vrais bons moments qu'elle nous donne ,c'est pas si souvent. Nan là, tu parles comme un vieux con de flic désabusé. On fait le même métier, mais pas pour la même raison, on dirait...
Ce « on dirait » qu'elle met souvent en bout de phrase, résonne encore en moi comme en écho à d'autres mots : « j'peux plus me passer de toi, on dirait ». Et le cacheton qu'j'viens d'avaler avec une goulée de whisky est resté coincé dans ma gorge... « enfin Erwan, le bonheur ça se refuse pas, t'es con ou quoi ? »... « Purée, à cause de tes conneries, j'ai trop pas la pêche, today »...
J'aime ces « on dirait » et ces « ou quoi », comme ses expressions « trop pas » élégantes du style « j'm'en branle le fion » et « chuis couillue pour une meuf - hein t'as vu ?», et quand, après avoir hésité entre un paquet de chips au goût poulet fumé et des tomates cerises, elle plonge les doigts dans le pot de Nutella, « vautrée comme une grosse merdasse sur le canap' ».
-Pff, la tronche qu'il tirait, le boss, today ! Moi qui voulais lui demander de faire équipe avec toi sur l'enquête du tueur du Net... Au fait, tu pars quand, demain ?
Euh, j'me souviens que j'étais en train de bouffer une entrecôte quand j'ai réalisé qu'elle voulait me mettre le grappin dessus. Ça et son empathie agaçante pour les filles fleurs bleues du Net, ces évaporées qui se jetaient dans la gueule du loup - oui j'ai bien dit « empathie agaçante », parce que c'est un peu elle qu'elle s'est mise à défendre (« Ah oui, croire à l'amour, c'est être fleurs bleues, d'après toi ? » ), bref la moutarde m'est montée au nez. On s'est engueulé.
C'est bien un truc de filles, ça n'empêche (tiens vla que j'parle comme elle !) : virer un mec de sa vie sentimentale, sans perte ni fracas (des fois, le silence est plus éloquent que les mots). Et d'en faire après une histoire de vengeance personnelle. Pour ça qu'elle a obtenu du boss ce qu'elle voulait : me rejoindre ici, avant-hier. Soit, elle a fait du bon boulot sur la toile, et m'a apporté des éléments que j'avais pas. Pour autant ça l'autorise pas à faire cavalier seul, en me considérant comme la dernière des merdes. Qu'est-ce qu'elle croit, moi aussi, j'ai des pistes virtuelles. Et un avantage sur elle : chuis originaire de la région, j'connais les alentours du buron comme ma poche.
Bon, c'est pas l' tout mais le devoir m'appelle, comme dirait l'autre. Et ça c'est pas virtuel. J'fais signe à la patronne d'en remettre un dernier. Le p'tit dernier pour la route. Spa grave, chuis à pied.


ELLE

Mais... au fait ? ! Comment peut-elle être sûre que c'est lui, alors qu'elle ne l'a encore jamais vu ? Même pas en photo ?
ETC...





# Posté le mercredi 16 septembre 2009 13:29

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 14:12

Le kif-hein ?!

Le kif-hein ?!
La life, on en qu'une, alors autant qu'elle soit en adéquation avec nos aspirations profondes -pas vrai ??? C'est ce que j'me suis dit, en machouillant le bout de mon crayon à papier devant mon bloc quadrillé et un express serré, comme ça assise en salle dans un bistrot juste en face de la fameuse station de métro qui porte le nom délicieusement aromatique de "Lilas"...
Alors déjà, il n'était pas question de perdre une miette de mon inspiration matinale. Du coup j'ai griffonné à la hâte quelques phrases de ces idées qui me venaient pêle-mêle...
Today est un jour où j'ai senti le sang circuler en moi, plus vite ques les jours précèdents. Le volcan est sans doute resté trop longtemps en sommeil, et voilà que j'entendais son jaillissement intérieur. Sans doute pour ça, que j'ai ressorti mon portable d'un tiroir et que je l'ai rechargé avec la ferme intention de rappeller les ceusses qui m'avaient laissé des msg vocaux ou envoyé des SMS... Dans quelques minutes, j'allais faire le grand plongeon dans la jungle urbaine, cette masse bêlante, le métro tout ça (au risque de me shopper la grippe A, lol). Et toute la semaine pareil, pour aller à la rencontre des libraires, organiser dédicaces et cafés littéraires dans la capitale et proche banlieue, de l'aut' côté du périf'... me rendre chez l'éditeur dans ce quartier de Paris que j'adore, retrouver la sympathique équipe des Editions du Manuscrit (que je n'ai pas revue d'puis la soirée du 31 mars, Passage du Retz)... aller remettre ensuite un exemplaire du "T-shirt blanc" à un journaliste, en vue d'un article... accepter quelques soirées, mais au diable les débats sur la taxe carbone, la vidéo d'Hortefeux, et sur les mères porteuses !!! Et au diable les gens toxiques, le mec maniaco dépressif (merci j'ai donné), l'amoureux transi larmoyant et son bouquet de roses rouges (j'en ferai pas mon dîner, ni de lui, ni de ses fleurs, les larmes de crocodile, ça m'fait plus vraiment craquer, now que j'en ai fini avec cette rupture qui n'en était pas une. Euh, oui tout ça basta !)....
Mouais, même si ma vie sentimentale a tout du désert de Gobi, ben figurez-vous, que moi ça m'va. Personne qui remarquera mes jambes de yéti sous mon jean -ha ha ha !!! Car pas question non plus, de me trimballer en tailleur strict et grosses lunettes et d'aborder le profil intello ou working girl et mitraillette qui lit les pages saumon du Figaro. Le kif -hein ?!
Pis c'est pas tout, en cas de surbooking, ce sera STOP !!! Chuis pas super woman ni Terminator. Ce sera direct Paris Gare de Lyon-Clermont Ferrand. Et à moi le p'tit hôtel tranquille au bord de mon lac préféré, Chambon, la wifi et la discute à bâtons rompus avec mes p'tits loups. Non mais, même les moteurs de formule 1 ont besoin de repos, de temps en temps !!!
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# Posté le mercredi 16 septembre 2009 09:58

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 12:33